22 juillet 2008
Au divan du monde, ce soir ... COMPET !!
Le Divan du Monde
King Bobo, Rahman et Ambre & lumière vous invitent à une compétition de slam poésie suivie d'une scène ouverte
"le Grand Slam de Paname" 1er prix: 150€
Inscription libre à partir de 19h00 et avant 19h30. Nombre maximum de participants au tournoi: 24
Captation vidéo et itv du vainqueur par Ambre Foulquier-Dione (france inter)
19h00 à 23h30
entrée : 5€
* mardi 22 juillet
Le Divan du Monde
75 rue des Martyrs - Paris 18
M° Pigalle, Abbesses ou Anvers
Parking Anvers :
11, Bd Rochechouart 9ème
Tél. 01 42 52 02 46
http://www.divandumonde.com
http://www.myspace.com/divandumonde
http://www.myspace.com/timalfranceinter
http://www.universlam.com
http://www.rahman.fr
Allez-y. Juste pour voir. Y aura des challengers incroyables. Pour un challenge incroyable. La poésie et la parole. Si si.
Slam session en vert à Malakoff
Salut la compagnie!
Slam session scène ouverte
(+ free style session scène ouverte hip hop)
Mercredi 23 juillet
à 17h
Parc André Salagnac
Animée par nen
secouée par Dj H Cue
sur la scène du théatre de verdure du parc
Métro Malakoff-rue-Etienne-Dolet
En sortant du métro, Prendre la rue à droite qui passe sous le pont
puis tout droit, en haut de la montée, vous y êtes!
Welcome, le cadre est agréable, un slam nature pour se lettre en conditions de vacances ;)
C'était un message de Nen. Uncle de son prénom.
11 juin 2008
Ateliers slam samedi à Clichy !
Hello tous et toutes,
Voilà, on ne manquera pas de slam ce week end à Clichy :
samedi 14 juin, voici un menu complet ou à la carte :
- à la bibliothèque de Clichy, secteur adultes, 98 rue Martre : de 17 à 19h : atelier d'écriture et de mise en musique, animé par Frank et moi-même (K100C et Ange)
http://www.clichyevenements.fr/2008/06/initiez-vous-au.html
http://www.ville-clichy.fr/index.php?Rub=124
- à l'Espace Henry Miller, 3 rue du Docteur Calmette, salle 1 : atelier junior de 14 à 16h, atelier adulte de 16 à 18h, animé par Nico K et Da Gobleen.
- à la bibliothèque de Clichy, 98, rue Martre, à 19h : scène ouverte : slam et musique. Les écrivants de l'atelier d'Henry Miller sont cordialement invités à nous rejoindre pour partager des textes.
alors à capella ou en musique, venez causer ou écouter, ça va être chouette !
A samedi ?
12 avril 2008
Mots migrateurs, mi sciences, mi poésie ...
Il était temps ...
Voici les textes chuchotés à l'oreille de la grosse sphère, là, derrière les 22 et 23 mars dernier dans le cadre de la semaine de la francophonie.
Merci à Makena, Ludo, Café Buvette, Myrtille, Boîte à Musique, Moshi la Folle et Petit Homme Libre de C'est Slam de nous avoir accompagnés dans cette aventure.
Merci à Le Robert, grâce à qui la rencontre a eu lieu, à Marc, à Adrien, à Cyril.
A Bissao et Khri² pour leur présentation animée à nos côtés.
photos Khristine Samet Kunz
11 avril 2008
Je Descartes
Je DESCARTES
Science, pas Science
Est ce là la question ?
Patience, rebattre le jeu Descartes
Je pense donc je suis
J’écris donc je rêve
Je passerelle cette ritournelle
Vers toi, vers nous, vers elle
Apprivoiser un visage
Partager et partir ailleurs
Sur les mappemondes imaginaires
d’un navigateur portugais
Avec la boussole intime
de ses horizons maritimes,
Hisse ta grand voile !
Vois ces terres inconnues
Bois cette Bonne Espérance,
Cap sur toutes les latitudes,
Ouest Etrangeté Sud Incertitude,
Terre, terre, la terre est bleue comme une orange !!
Terreur, terreur n’est ce pas là un fruit amer ?
Non, disent les offrandes dans la paume de l’étranger,
Pépites de dignité, poignées de mains, poignées de frères.
Homme de science,
Par ton savoir,
Toujours tu te garderas d’humilier !
Géographe, botaniste, physicien,
Astronome, médecin, philosophe,
Je trouve dans ton carnet
Ces bouts d’étoiles que tu décrochas
Et les poussières de terre que tu exploras !
Raconte moi tes littorals
Abordant les cités lacustres,
Cités radieuses,
Cités peureuses parfois
Lorsque l’homme blanc impose sa loi.
Hommes, toujours
Citez les sciences,
Rendez vous avec l’intelligence,
Rébus pour tous,
Connais, Sens, connaissance,
Solutions aux problèmes +
Démonstrations jubilatoires
= En l’algèbre des belles inconnues croire.
Cités, Electre et cités
Poésie, Slam’ e dit !
Cité, tact d’identité
Mots dire sans maudire.
Si tes mots magiques
franchissent le périphérique,
Cités moins relèguées,
Lègue l’esprit critique
Et colore le cartable des friches et des lettres !
Car t’es pas un Pantin
A la Cité des Sciences !
Cite moi un théorème
Qui commence par « Je t’aime »
Une équation d’amour
Eux = ils s’aiment multiplié par 2 toujours,
Rhizome carré
De l’arbre à palabres
Où bourgeonnent tous les corazon !
Petits d’hommes, d’ici ou des Dom Tom
Attablons nous aux multiplications
Planchons avec Denis sur l’encyclopédie
Sachons en un rayon sur Pierre et Marie Curie
Et contre la bêtise des humains,
Pasteur, invente nous un vaccin !
Et toi, mon grand timide, dévoile moi tes cristaux liquides !!
Et vous, les plus petits, j’peux rentrer dans vot’ danse ?
Car je le dis, à tous ici,
Faut qu’ça SCIENCE !!
Clarisse JACQUET
Café Buvette
échec et maths
ECHEC ET MATHS !
Des noms,
Dénominateurs communs,
Des mots,
Démonstrations :
Racines carrément pas carrées
Rhizome de A+B sur X
Equation puissance zéro
Oh ! abréger l’algèbre
Facteur d’une belle inconnue
Dériver vers l’infini,
T’es si mal,
Fini les chiffres au tableau noir
Pour résultat non jubilatoire !…
Plutôt sécher les maths, annales du Bac !
Prendre la passerelle vers toi, ma boussole retrouvée !
S’attabler, palabrer, nos visages apprivoiser.
Enfin, jouer avec tact, tout sauf échec et maths !
Clarisse Jacquet
Café Buvette
L'univers
Du big bang originel à l’infini de l’espace
Tout là-haut, l’univers continuait son expansion.
Entre les constellations, les queues brillantes des comètes
Traçaient leurs trajectoires jubilatoires
Dessinant sans fin des passerelles entre des étoiles
Parées aux couleurs d’arc en ciel.
La galaxie d’Andromède courtisait l’Etoile du Berger
Orion et Cassiopée enlacées, dansaient une valse
Des visages ricanant émergeaient des trous noirs
Et la farandole des neutrinos affolait les boussoles.
Une géante rouge et des naines blanches plongeaient dans les super novas
Les atomes, agglomérés en molécules bizarres, négligeaient les raisonnements :
Ils avaient réussi à apprivoiser la Voie Lactée
Sans aucun tact ni égards, pour les scientifiques du monde.
Ceux-ci, affolés, tout en bas sur la terre
Où le soleil et la lune avaient choisi d’apparaître côte à côte
Les scrutaient au travers de leurs télescopes
Lunettes sur le nez, ordinateurs surchauffés
Attablés dans cette salle, mémoire du monde
Les doctes savants palabraient, s’insultaient
C’est toi, non c’est moi qui sais !
Et si c’était le début du big crunch ?
Dans une sarabande infernale
Photons, neutrons et électrons n’en faisaient qu’à leur tête
De nouvelles nébuleuses surgissaient sans fin de rhizomes stellaires
Aucune formule mathématique ou physique ne fonctionnait
Pourtant l’application complexe de la constante de Hubbel était juste…
L’énergie potentielle toujours égale à MGZ
Et l’entropie à sigma Q sur T !
Au milieu de ces tourbillons galactiques
Même la théorie du chaos… ne pouvait plus rien expliquer
Depuis que les galaxies avaient défié les lois de la gravité
Accablés par ce cosmos devenu incompréhensible
Ils décidèrent de renoncer
Car… visité et recréé par les poètes
L’univers s’était évadé des lois de la science.
Makena
Rencontre
Quand la poésie se saisit de l’instant
Qu’à l’éternité on privilégie le moment
Quand face au concret s’impose l’inexistant
Face au démontré se démarque le ressentis simplement
Il ne faut pas croire à l’opposition ni que les mondes sont étanches
Quand on se croise et qu’on s’entend ce sont les cœurs qui s’épanchent
Alors tout ce qui n’aurait su se mélanger se toucher ou se surprendre
Se mélange justement et se touche se surprend sans plus attendre
Les visages s’éclairent de nouvelles émotions
On s’attable enfin pour se mettre à l’unisson
Les frondeurs scientifiques posent leurs dures conditions
Les défenseurs d’émois apprivoisent cette vision
Et comme on s’attache à se découvrir doucement
L’autre se dévoile par ses mots ses gestes son accent
Et la science hermétique jusque là à leur peau
S’insinue peau/éthique dans chaque pores jusqu’aux os
Alors on s’évalue d’un regard d’un coup d’œil
Et des radars secrets nous écartent des écueils
Avec le tact discret des grandes rencontres qui se font
Les mots du cœur et de la raison se mettent au diapason
L’improbable prend le pas sur les passerelles construites
Les phrases les plus fortes seraient-elles les non dites ?
Pourtant les clamer renforce notre démarche
Nous conforte dans l’idée des palabres à panache !
Alors je ne saurai autrement vous le confier
Saisissez le moment cette opportunité
Venez donc vous écrire et à nous dévoiler
Ce qui vous fait sourire, frémir, bref exister
La poésie se nourrit de multitude d’instants
La science vient l’épauler renforcer le poète tel l’enfant
Les rencontres durables se consolident avec le temps
Une terre nouvelle en naît et se façonne doucement
Poéscience siencésie un monde mélangé de 2 sœurs ennemies
Né d’une logique de poète et d’une scientifique rêverie
Un endroit où pour se reconnaître il suffit d’être en vie
S’écouter et se dire se dévoiler et s’émouvoir aussi
Khristine Samet Kunz
Mars 2008
J'ai mis ...
J’ai mis dans ma besace quelques mots passerelle
Des rhizomes enlacés à l’axone rieur
Quelques chants rossignol aux accents voyageurs
Dessiné d’une plume dérobée à leurs ailes
J’ai mis dans mon cahier des paroles de Chine
Des rêves porte-plume aux signes apprivoisés
Des trésors aux mains sales aux cachettes malignes
Et pour les grands voyages des boussoles en papier
J’ai mis dans mon cartable des Piroulis taquins
Des branches à mâchouiller, des colorants barbares
Des buvards attablés aux feuilles sans les mains
Des bleus récréation, des jeux jubilatoires
J’ai mis dans ton p’tit cœur des palabres soleil
Pour faire sourire les yeux de tes heures sans sommeil
Des accords chaloupés quand nos atomes crochus
S’emmêlent les chromosomes sans tact et sans vertu
J’ai mis dans un écrin des p’tits morceaux de toi
Des souvenirs magnétiques au visage flouté
Des poissons sarbacane et des pantins musclés
L’oreille de ton chien Tom, et là, j’ai ri de moi…
K100C
Toi ...
Certains l’ont infuse
Certains la diffusent
Certains tentent de l’apprivoiser
D’autres ne parviennent qu’à l’étaler…
Laisser parler ses sens pour pouvoir pavoiser par essence
Se lâcher en palabres et autres délivrances
Afficher sur son visage une nouvelle assurance
Répondre avec tact à toutes tes exigences
Et s’attabler enfin avec toi
Pour ouvrir le débat
Décision jubilatoire au détour de nos saisons
Qui nous font trouver sans boussole les chemins de la raison…
Puis jeter une passerelle de toi à moi à l’horizon
Depuis le temps que je cherchais un débouché à mes démons
Tel un rhizome silencieux fort longtemps
Il me semble que j’ai enfin trouvé mon vrai printemps
Pour surgir et me dresser vers le ciel de moi le prolongement
Me réveiller, me lever et avancer avec toi, sortir de mon endormissement
Oui te rencontrer te mirer t’admirer
Toi devant qui je me suis souvent courbée
Toi qui me braves telle une cime à gravir à affronter
Toi dont je crains souvent le pouvoir la puissance la complexité
Toi simplement à qui est dédiée cette cité
Et que bien sur je méconnais,
Toi singulier ou pluriel mais toujours féminine
Toi humaine ou divine
Toi que j’ai souhaité fêter comme de l’esprit la danse
Toi … La Science
Khristine Samet Kunz
Mars 2008




















